Félix BUHOT : Illustrations pour Les Lettres de mon moulin de Daudet, 1879

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Eau-forte, aquatinte et outils, environ 175 x 115 mm. Bourcard & Goodfriend 109 à 113 (B. & G. 109, 110 et 112, 4e état/6 ; B. & G. 111 et 113, 5e état/7).

Rare suite complète de 5 planches en tirage avant suppression des marges symphoniques et réduction des cuivres. Tirage à 33 exemplaires. Cette suite comprend :

- Titre : Lettres de mon moulin
- La Diligence de Beaucaire
- Le Secret du Maître Cornille
- Le Curé de Cucugnan
- Les Vieux

Très belles épreuves imprimées sur japon vergé. Rares rousseurs pâles. Feuilles : 305 x 210 mm. Dans une pochette cartonnée portant une étiquette d’ancien catalogue et l’ex-libris de Marcel Lecomte.

Buhot ne considérait pas ces gravures comme de simples illustrations mais comme des prolongements du texte. Il disait à propos de la publication des illustrations de Manet pour Le Fleuve de Charles Cros en 1874 : « le croquis jaillira naturellement du texte comme s’il sortait de la plume de l’écrivain, modifié par un autre génie créateur ».

J.-L. Dufresne a rappelé à ce propos que le jeune Buhot écrivait lui-même des récits littéraires qu’il illustrait de dessins. Cette pratique était selon lui à l’origine de l’invention des marges symphoniques : « Félix Buhot avait des goûts littéraires affirmés et le goût de l’écriture le poussa dès son adolescence à composer des fantaisies littéraires souvent illustrées de croquis. C’est dans ces essais littéraires illustrés que se trouve la source de la marge symphonique […] ». (Jean-Luc Dufresne, Valérie Sueur-Hermel, Alison McQueen, Félix Buhot, peintre graveur entre Romantisme et Impressionnisme, p. 112).