Félix BUHOT: Illustrations pour Le Chevalier Destouches de Barbey d’Aurevilly, 1878

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Eau-forte et pointe sèche, environ 175 x 115 mm chaque. Bourcard & Goodfriend 91 à 95 (B. & G. 91, 92 et 95, 3<sup;">e état/5 ; B. & G. 93 et 94, 4e état/6).

Rare suite complète de 5 planches en tirage avant suppression des marges symphoniques et réduction des cuivres. Tirage à 12 exemplaires. Cette suite comprend :

- Le Bruit de deux sabots traînant…
- Le Soir même…
- À cette lueur soudaine…
- Je fis ce qu’on appelle un bon marché
- On allume les cierges…

Superbes épreuves imprimées avec teinte de fond sur japon vergé, exceptionnellement signées au crayon par Buhot dans la marge et timbrées (Lugt 977). Cachet de la collection Marcel Lecomte au verso (Lugt non décrit).

Très bon état général. Quelques rousseurs pâles. Feuilles : environ 210 x 155 mm chaque.

Le Chevalier Destouches fut publié pour la première fois en 1864. Barbey d’Aurevilly rencontra Jacques Destouches en 1856 dans un asile à Caen où l’ancien chouan mourut deux ans plus tard.

Comme le rappelle Jean-Luc Dufresne, les illustrations pour L’Ensorcelée et Le Chevalier Destouches furent « réalisées spontanément, sans aucune commande » par Buhot, qui rencontra Barbey d’Aurevilly en 1872. Celui-ci le présenta à l’éditeur Alphonse Lemerre. Barbey d’Aurevilly appréciait grandement le travail de Buhot qui, disait-il, « [rêvait] avec une tête identique à la [sienne] ». 

Buhot ne considérait pas ces gravures comme de simples illustrations mais comme des prolongements du texte. Il disait à propos de la publication des illustrations de Manet pour Le Fleuve de Charles Cros en 1874 : « le croquis jaillira naturellement du texte comme s’il sortait de la plume de l’écrivain, modifié par un autre génie créateur ».

J.-L. Dufresne a rappelé à ce propos que le jeune Buhot écrivait lui-même des récits littéraires qu’il illustrait de dessins. Cette pratique était selon lui à l’origine de l’invention des marges symphoniques : « Félix Buhot avait des goûts littéraires affirmés et le goût de l’écriture le poussa dès son adolescence à composer des fantaisies littéraires souvent illustrées de croquis. C’est dans ces essais littéraires illustrés que se trouve la source de la marge symphonique […] ». (Jean-Luc Dufresne, Valérie Sueur-Hermel, Alison McQueen, Félix Buhot, peintre graveur entre Romantisme et Impressionnisme, p. 112).